Autodéfense (Self-Defense)
L'usage de la force par un agent pour arrêter une violation en cours ou immédiatement crédible d'une limite — sur le corps, la propriété ou des conditions convenues — là où le consentement était requis et est refusé. L'autodéfense n'est ni punition, ni vengeance, ni dissuasion : elle ne clôt pas une dette morale ni ne menace de préjudice pour des actes futurs possibles ; elle arrête un préjudice en cours. La force utilisée en autodéfense doit être proportionnée à la menace — suffisante pour arrêter la violation, pas davantage — et causalement dirigée vers l'agent qui franchit la limite. Lorsque ces conditions sont remplies, le défenseur ne crée pas un nouveau crime en refusant de se soumettre à l'attaque ; l'agresseur, en initiant la violation, porte la responsabilité pour le préjudice résultant d'une résistance proportionnée. L'autodéfense n'autorise pas à frapper des agents pour ce qu'ils pourraient devenir, à agir préventivement sans victime, ni à une représaille collective ; cela se réduit à de la coercition ou à la guerre. Une fois la violation arrêtée, la suite appartient à la justice — restitution et choix souverain de la victime entre recouvrement ou pardon — non à une force continue au-delà de ce qu'exigeait l'arrêt.